Les Plus Beaux Villages de France

Avec 10 villages classés « plus beaux villages de France », l’Aveyron arrive au premier rang des départements français ! Et quels villages !

Belcastel

Au début du XXe siècle on ne pouvait accéder au village de Belcastel que par des chemins difficiles. On découvrait alors, sur le roc vertigineux qui dominait les pauvres maisons du village, les restes encore formidables du château fort.

C’est en 1974 que Fernand Pouillon, l’un des plus grands architectes de son temps, acheta le château en ruine et entreprit immédiatement sa rénovation. Grâce au dévouement et à l’active bonne volonté de tous ses collaborateurs, mais également de l’ensemble de la population du village qui le regardait comme un de ces génies orientaux capables de faire surgir des palais du néant, le château retrouva sa gloire d’antan. Cette extraordinaire initiative avait évidemment encouragé les espoirs des habitants du village qui, forts de son exemple, s’employèrent à redonner vie à l’ensemble du bourg en restaurant les maisons particulières et les institutions collectives.

Mais il ne s’agit pas d’un village-musée. Des artistes contemporains lui apportent  leur caution, tels Casimir Ferrer, auteur d’un extraordinaire Chemin de croix exposé dans l’église, et tous ceux qui participent aux expositions périodiques. Grâce à toute sa population, Belcastel est vraiment un des plus beaux villages de France.


Brousse-le-Château

Comme la plupart des bourgades paysannes, Brousse a connu durant les dernières années du XIXe siècle la lente décadence que provoquait la concentration des terres et la modernisation des techniques agricoles. Le patrimoine bâti fut même en danger de disparition, mais, peu après 1960, l’association de la Vallée de l’Amitié, fondée par un groupe de personnalités attachées à la conservation et à la rénovation de la vie rurale et à son adaptation aux évolutions de notre civilisation, a entrepris la restauration du château et des maisons du bourg en vue de redonner une vie nouvelle à ce bel ensemble architectural.

Son église, son oratoire, ses maisons de caractère, et son pont de style roman, font de ce village médiéval un site exceptionnel.

Perché sur un éperon rocheux, édifié au confluent du Tarn et de l’Alrance, le château fort fut bâti au IXe siècle. Après avoir appartenu aux Comtes de Rodez et à la famille d’Arpajon il fut racheté en 1839 par la commune qui le transforma en presbytère.

Du Moyen-Age, il a conservé son enceinte fortifiée, son chemin de ronde ainsi que ses cinq tours de défense.


Conques

Le superbe village médiéval de Conques et son abbatiale au splendide tympan reste l’un des plus importants centres d’arts et de spiritualité d’Occident. Grâce aux reliques de Sainte-Foy, rapportées d’Agen en 883, Conques est devenu une étape très fréquentée sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, venant du Puy-en-Velay. Aujourd’hui encore, nombreux sont les marcheurs qui empruntent ce chemin historique, faisant étape au cœur du village, où ils sont accueillis par les religieux.


Estaing

Pendant votre balade dans le village d’Estaing, vous pourrez admirer les belles façades datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles comme l’hôtel Cayron (actuellement la mairie) ou l’ancien collège.

Vos pas vous mèneront aussi vers l’église qui abrite les reliques de Saint-Fleuret. Construite au XVe siècle, elle est classée monument historique tout comme la croix en pierre sculptée qui se trouve sur son parvis et qui nous rappelle que nous sommes sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

La visite de du château vous plongera dans l’histoire de la célèbre famille d’Estaing. Classé monument historique en 1945 et racheté en 2005 par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing, il fut construit au XIIIe siècle autour d’un donjon pentagonal. Au sommet du donjon on trouve cinq tourelles et une couverture en forme de lanterne ainsi qu’une terrasse offrant des vues imprenables sur le Lot.


La Couvertoirade

Dès l’approche du village en plein cœur du Causse du Larzac on est surpris par les deux tours surgissant d’un chaos rocheux.

Pénétrez par l’ancienne porte fortifiée, c’est un méandre de ruelles, de petits passages couverts et de maisons du XVe siècle qui vous attendent. Montez sur le chemin de ronde des remparts et vous dominerez le village classé et admirerez la nature environnante exceptionnellement bien préservée. Echoppes et boutiques artisanales animent le village.

Le moulin à vent de la colline du Rédounel est l’unique moulin à vent restauré de l’Aveyron. En montant cette colline, on découvre une belle vue d’ensemble de La Couvertoirade.

Le four banal du village templier, longtemps à l’abandon est aujourd’hui également restauré et remis en fonction. Vous pourrez y déguster du pain, des fouaces et autres spécialités locales. Il arrive même parfois qu’il se transforme en « théâtre de poche »…


Najac

Najac s’étire tout au long d’une rue unique. Le village est perché sur une arête rocheuse d’une longueur exceptionnelle. Tout au bout, l’imposant château fort. Au bas, les méandres de la rivière Aveyron.

Najac est un village vert, entouré de forêts qui été comme hiver, offrent des tonalités étonnantes et variées. L’élargissement de la rue devenant une vaste place témoigne de sa transformation en bastide au milieu du XIIIe siècle. Tout le long de la rue vous n’aurez de cesse d’admirer le grand nombre de maisons anciennes et au passage une remarquable fontaine du XIVe siècle encore en place.

Le château royal de Najac construit au milieu du XIIIe siècle est l’œuvre d’Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. Classé Monument historique ce château faisait parti d’un réseau de châteaux royaux situés dans la vallée de l’Aveyron. Il est la manifestation de la mainmise royale sur Najac après l’épisode Cathare. Les templiers seront enfermés dans un cul de basse fosse du château après leur arrestation en 1307.

Bien qu’inoccupé depuis de nombreuses années le château est encore très bien conservé. Le donjon circulaire, œuvre d’Alphonse de Poitiers, était défendu par des archères de près de 7 mètres de hauteur, les plus hautes de France ! Les amateurs de mystères apprécieront le couloir étroit barré de plusieurs portes, aménagé dans la muraille qui conduit du nouveau donjon à l’ancien, un véritable passage secret ! Montez sur la terrasse, vous aurez un magnifique panorama sur l’Aveyron et le village.


Peyre

C’est à 7 km en aval de Millau que vous trouverez Peyre, bâti sur le flanc d’un roc colossal qui domine abruptement la rive droite du Tarn. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce village adossé à sa falaise de tuf percée de grottes.

La plupart des maisons sont troglodytique tout comme l’église de base romane et fortifiée au XVIIe siècle. Ses ruelles en pierres étroites et fleuries rappellent les villages méditerranéens et en été offrent un refuge de fraîcheur.

C’est un site résolument insolite, qui vous dévoilera une vue exceptionnelle sur le Viaduc de Millau, l’alliance parfaite entre l’ancien et le moderne.


Saint-Côme-d’Olt

C’est au creux de la vallée du Lot que Saint-Côme-d’Olt se love. Son tour de ville quasi circulaire et ses remparts devenus les façades des maisons donnant à Saint-Côme-d’Olt une allure exceptionnelle.

Le cœur du village a gardé son caractère médiéval avec ses trois portes d’entrées fortifiées et ses venelles. Vous y trouverez le manoir des Sires de Calmont construit au XIIe siècle et qui porte deux imposantes tours du XIVe siècle mais aussi deux monuments classés monuments historiques : le château de Castelnau, datant du XIIIe siècle et qui abrite aujourd’hui la mairie ainsi que la Chapelle des Pénitents, hospice pour les pèlerins et aujourd’hui salle d’expositions.

Du château de Castelnau, vous n’avez qu’à traverser la place arborée pour admirer ce qui distingue Saint-Côme-d’Olt d’autres villages : son église au clocher flammé. De style gothique flamboyant, elle fut construite de 1522 à 1532. Si votre regard est vite attiré par son magnifique clocher flammé, rare en France, vous pourrez aussi admirer ses magnifiques portes en chêne sculpté œuvre de l’architecte Antoine Salvanh, également architecte du clocher de la cathédrale de Rodez. Chacune de ces portes est ornée de 365 clous en fer forgé martelé datant de 1532.


Sainte-Eulalie-d’Olt

Niché dans un écrin de verdure, sur la rive gauche du Lot, en aval de Saint-Geniez-d’Olt, s’étend le bourg médiéval de Sainte-Eulalie-d’Olt. Église du XIe siècle, château du XVe siècle, hôtel renaissance et roue du moulin rythment la vie du village fleuri où il fait bon flâner, à travers les ruelles étroites et tortueuses. Vous serez séduit par le panorama qu’offre ce « plus beau village de France » sur la vallée du Lot.

Depuis de nombreuses années, Sainte-Eulalie-d’Olt s’est tournée vers l’art ; non seulement à travers l’aspect architectural du bourg, mais également grâce à ses habitants. L’exemple le plus parlant est celui de Marcel BOUDOU, artiste peintre, à qui un musée est dédié. D’autres artistes, récemment installés, ont été attirés par le projet de la commune « Sainte-Eulalie-d’Olt – Sainte-Eulalie d’Art » visant le développement d’un pôle artistique dynamique. Ainsi sont installés la Petite École d’Art en 1998, dans les anciens locaux de l’école communale ainsi que la Grange des Arts.


Sauveterre-de-Rouergue

Sauveterre-de-Rouergue est au XIIIe siècle une ville nouvelle qui répond à une véritable politique d’urbanisation de l’époque. Sous la tutelle du juge royal, la bastide s’édifie à la manière d’un lotissement : une place centrale, 9 ensembles de lots à bâtir avec pour chacun, un jardin doté d’un puits, 4 rues principales coupées par des rues traverses desservant les jardins.

D’origine essentiellement agricole, la population de la bastide se heurte à l’absence de terres à cultiver : le développement agricole devient impossible. La bastide sera donc commerçante et administrative, aidée par les privilèges fiscaux octroyés par le roi. Petit à petit apparaissent des activités diverses : forge, coutellerie, chapellerie, draperie, boucherie… Arcades, échoppes et boutiques témoignent de l’effervescence économique de la ville. Mais les pestes et les famines font fuir les habitants les plus riches vers des lieux plus préservés. Isolée sur un plateau entouré de ravins, Sauveterre s’immobilise à partir du XVIIIe siècle et reste à l’écart des grandes voies de communication.

À partir du milieu du XXe siècle, soutenues par les habitants soucieux de restaurer un patrimoine bâti de grande qualité, les équipes municipales successives misent sur une intégration progressive dans les circuits touristiques.

Aujourd’hui, la commune  bénéficie d’un maillage d’artisans d’art de grande qualité. Ces atouts ont justifié la création d’un pôle d’artisanat d’art avec le soutien de la communauté de communes du Pays baraquevillois. Ce projet de « Bastide des métiers d’art » s’est concrétisé par la rénovation de l’ancien couvent et du presbytère pour accueillir de futures expositions et des stages de créations artistiques assurés par les artisans du territoire. Il a abouti à la construction de huit nouveaux ateliers d’art accueillant les artisans et artistes récemment installés dans la commune, d’expressions différenciées et complémentaires aux artisans installés de longue date.